Ni son look, son parfum, sa voix
Pourtant il n'a rien d'un mirage
Celui qui cause mon émoi
Je ne connais pas ses amis
Ni sa famille ou son quartier
Mais très souvent je pense à lui
A nos échanges singuliers
Je ne connais que tous ses mots
Si doux, si forts, si beaux, si chauds
Qui me bercent sur les grands flots
De ces rêves toujours nouveaux
Et je connais tout de son âme
Sans tabou, pudeur ou emphase
Ses désirs fous même ses larmes
Je les ai lus phrase après phrase
Je ne connais de tout son être
Que ce qu'il décide d'en dire
Mais l'impression de le voir être
Dans ses plus intimes délires
Comme le reflet du miroir
Avec qui on ne triche pas
Un autre moi, là, quelque part
Que tendrement, j'aime tout bas
Ecrin de nacre emprisonnant
Une perle comme un mirage,
Que nul ne devine vraiment.
Toi, tu ne sais que cette coque,
Qui au fond du lagon balance,
Portée par la mer qui se moque,
Du joyau qui brille en silence.
Te croyant banal comme l'ombre,
Sans attrait que celui commun.
Un de plus pour faire le nombre,
Un de plus, un jour, un de moins.
Moi, j'ai vu ce regard de feu,
Pureté et force si rare.
L'éclat qui jaillit de tes yeux,
Merveilleux reflet qui te pare.
Et je plongerai en apnée,
Dus-ai je, même, m'y noyer.
J'irai ouvrir ce coeur perlé,
De ton amour, t'illuminer.